BaLysLone

Mes idées sont comme des papillons, je butine, je me pose parfois, longtemps, et puis je m'envole.. J'aimerai vous faire profiter de ces petits touts et n'importe quoi, que j'aime et qui font ma vie.

Nom :
Lieu : 94, France

vampire de toutes les cultures et curieuse de tout

22 mai 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous (13ème jour)

Lys
en vrac
j'ai envie de vous parler mais vous n'êtes pas là,
alors j'écris quand même.
il faudra noter ceci dans nos accords du "désherbage du jardin secret"
celui qui s'isole peut recevoir le courrier mais ne pas y répondre s'il ne le désire pas, et l'autre ne doit pas lui en vouloir.
vous voyez moi aussi parfois je suis une autiste, on devrait dire "autriste',
Gainsbourg aurait préféré "aquoibonniste".
ce matin, envie de tout faire et de rien faire.
Duteil l'a écrit "il y a des jours où l'on n'est plus personne"
Tiens je vais mettre un disque.
j'ai choisi William Sheller.
Bon je vais aller voir le courrier,
j'attend toujours mon cadeau d'anniversaire qui doit arriver par la poste.
mon fils me l'a commandé je ne sais où, c'est je ne sais quoi,
je crains le pire.
En tout cas il n'est pas arrivé à temps.
à plus tard,
j'espère que vous ne m'en voulez pas.


Joris-Karl
Avez-vous reçu le message que je vous adressais hier soir vers dix heures ?

note
voilà le message
Le besoin de vous écrire à tête reposée. Je veux dire, loin de vous. Loin de cette urgence fabriquée par le Net. La toile est un outil qui, comme son nom ne l’indique plus, se transforme également en piège, le cas échéant. Mais où se cache l’araignée ?
Vous écrire entre parenthèses quand je vous imagine encore connectée avec le monde entier. Je me méfie de tout ce qui enferme, et de mes sirènes, fussent-elles de la police, moins poétiques que celles d’Ulysse. Je me méfie de vous. J’ai cessé de croire aux miracles depuis que j’ai vu Dieu en face, comme disait Michel Lancelot, en 1970, je ne suis plus certain de la date, depuis que les buvards n’ont plus le même goût de l’encre. On dirait du bleu délayé, sous la langue, d’autres embuscades dont je me souviens, les nuits en vrille, dans la solitude de mes pyjamas.
Je n’eus de soie aucune de vos promesses, sinon les acryliques de vos messages que j’attendais en vain. Gorge sèche, ma parole est le désert des Mojaves un crépuscule d’été, crépuscule du soir s’entend, puisqu’il en est du matin, aussi. Combien de mots inutiles tracés dans le ciel, par des avions imbéciles, nos buées d’hiver pareilles, le cul des appareils torchés de blanc, leurs vents aussitôt gelés dans la quasi stratosphère, je doute que vous me suiviez encore, leurs ventres blancs gonflés, vers quels atterrissages tourmentés allons-nous ?
Je n’eus de soie aucune de vos gorges. Vous n’eûtes de moi aucune de mes confidences. Je me garde de vos absences comme de leurs conséquences.
A l’heure qu’il est, vers le soir toujours, en avance ces jours-ci, avant que de me fondre dans l’obscurité de vos rêves en couleurs, quelle banalité aujourd’hui de rêver en couleurs, moi je rêve justement de vivre en noir et blanc, version originale sous-titrée, et même pourquoi pas, en remontant encore, en muet vaguement accéléré, 40 images seconde.
Jeanne d’Arc, priez pour nous. Dreyer, Murnau ou Eisenstein. Voix éteintes. Hauts-parleurs inutiles du côté d’Oswiecim. Il ne resterait de nous que des gros plans obscènes et du maquillage fondu. Nos bouches sans cris et sans soupirs. Nos langues tordues et compulsives qui voudraient dire quelque chose, mais qu’aurions-nous à confier de si essentiel qu’il nous faudrait dessiner, comme les Indiens, des nuages de fumées pour nous entendre enfin ? J’ai vu cette fille, un jour, au métro accrochée, et qui me regardait, et que je regardais, et qui tournait sa langue entre ses lèvres ouvertes, comme pour me parler, elle était belle comme un pays de l’est à peine libéré, mais libéré de quoi, bon sang ? On s’est quitté à la station République dans la rougeur de ses joues et de ma sévérité. Je n’ai jamais su si elle était muette, réellement, ou si, par le recours à un autre langage, elle m’invitait à d’autres découvertes.
J’implore, avec nostalgie, cette Ostalgie, toutes mes douleurs, mes névralgies, mêmes les plus muettes, à cause de ses pommettes, toutes ses langueurs, ce qu’elle n’a pas su me dire, ce que je n’ai pas su entendre. J’implore le temps du silence, des yeux baissés et de la timidité. Nous ne nous parlerons sans doute jamais. Nous n’aurons pas de lits pleins d’odeurs légères. Nous ne regarderons pas passer les nuages, ces merveilleux nuages, etc. En tout cas, pas en même temps.
A l’heure où nos faits-divers divergent, par cette nuit sans lune apparente, je pense à vous, connectée avec le monde entier. Je ne vous en veux pas. Dispersion, comme disent les militaires et les CRS. L’éparpillement. Fin de cortège. Les papillons, quand j’étais petit, c’était l’été, forcément, pourquoi les papillons toujours avec les vacances ? la placidité de leur vol, et pourtant, cette difficulté pour les incarcérer dans mes filets de toile, une autre Toile encore, autrement plus légère, et puis après, l’éther pour les endormir, pas la mort, non, juste un évanouissement, les papillons, je les épinglais sur des planches trop blanches. Crucifixion. Combien de Christ endormis ? Combien de Dieux assassinés pour une collection ?
La Beauté est cruelle et se mêle à la Mort.
Vous manquez d’abandon et de cotons tige. D’hydrophile tout court. Vous êtes cette mare où j’allais me noyer. Grenouilles et nénuphars. Je vous laisse à vos conversations de salons virtuels. A vos visites par procuration. Je pourrais vous aimer. Il vous faudra plus d’exclusivité. Je n’ai pas envie de vous partager. Pas comme ça. Avec tous les autres qui nous regardent. Je m’estompe. Me dilue à mon tour. Demain, à l’instant, je vais laisser ce message sur vos adresses nombreuses. Vos domiciliations. Sweet, etc. Ly. Mensonge ? Non, je plaisante. Une fois de plus. Cette fois, je me tais. Vous n’aurez, finalement, pas beaucoup parlé de vous.
Joris-Karl


Lys
non pas du tout
est ce vous qui avez rappelé chez moi ?


Joris-Karl
non. Je vous renvoie mon message d'hier soir.

Joris-Karl
Besoin du jardin secret à mon tour. Désolé. Je me sens fatigué. Las. Désabusé. Désemparé.
Je ne suis pas là cet après-midi. Je vous écrirai peut-être ce soir. Dites-moi si vous avez reçu le message par mon adresse Noos .


Lys
voulez vous que je vous appelle ?

Joris-Karl
non

Lys
mais comme vous,
j'en ai assez.

Joris-Karl
Laissez-moi le temps de digérer. Appelez-moi sur mon portable.

Joris-Karl
Je rentre à l'instant et mes premières paroles sont pour vous, avant même d'aller voir mes messages sur le site.
Avez-vous réussi à purger vos glandes lacrymales et les autres aussi en même temps ?


Lys
comme c'est drôle
je viens juste de vous écrire
je me réveille et mes premiers mots sont pour vous
je regrette d'avoir pleuré
je vais boire un jus de fruits
je déteste dormir l'après midi
enfin, seule.


Joris-Karl
Calmée la dame ?

Lys
comment ça calmée ?
vous parlez de quoi ?


Joris-Karl
On parle en direct tout à l'heure ?

.../...

Joris-Karl
Je vais aller chercher ma puce. puis quelques achats. On se parle plus tard. J'espère qu'on pourra se voir mutuellement ce soir, d'accord ?
Attendrissante Lys.
A tout à l'heure.




le soir.....

Joris-Karl
je ne sais pas ce qui se passe
impossible de me connecter et pareil pur le site de rencontres

merde
Plus rien ne marche. Bizarre. Vs ne trouvez pas ? Il n'y a qu'ici que je puisse encore communiquer.
ON m'a cassé mon jouet. ON m'a fait une vilaine farce.
Trouvez une solution pour le site. je ne comprends vraiment pas.
C'est comme si on m'empêchait de me connecter.
Comme si quelqu'un s'était plaint et que l'on ait cloturé mon compte. Ras le bol...

Lys
prenez un autre pseudo
avec une adresse email bidon
au début vous ne payez pas et ils ne vérifient pas
comme ça vous pourrez contacter vos amies


Joris-Karl
J'ai essayé. Ca ne marche pas plus. Comme si mon adresse était interdite.

Lys
tout refonctionne voilà
heureux ?


Joris-Karl
merci quand même pour les efforts déployés pour me dépanner. Tu m'aimes ?

Lys
donnez moi une adresse que je vous envoie votre cadeau qui est là à trainer.

Joris-Karl
Certainement pas.

Lys
Comme vous voulez, au fond je m'en tape
(je vous imite bien, n'est ce pas ?)
je suis chez ma copine
couvrez vous ils annoncent de la neige
c'est pas bon pour les vieux


Joris-Karl
Faites gaffe.
Le principal c'est que ça vous fasse rire, n'est-ce pas ? Toujours à faire votre boudin ? Vous jouez très bien les abandonnées, les délaissées. Vous seriez pas un peu Sarah sur les bords ?


Lys
je suis chez ma copine
qui a des problèmes d'ordi
je dépanne
je ne boude pas, je ne suis pas une boudeuse.
ensuite, 'irai dans un supermarché acheter un fixe
vous m'avez collé la poisse.
je vous taquinais c'est tout
vous êtes calmé ?
vous ne travaillez pas vers Athis Mons ?
je suis à Villeneuve le Roi, là.
bon je continue mes tests
soyez sage.


Joris-Karl
Si. Juste à côté. A Juvisy en fait. Enfin pas très loin. Vous vous voulez qu'on se retrouve ?

Lys
vous êtes très drôle en fin de journée.
on vous l'a déjà dit ?
j'ai fait quelques courses
ce soir je vais me régaler

Joris-Karl
l n'y a pas qu'en fin de journée. Même parfois la nuit je me réveille en sursaut et je suis drôle.. Vous m'avez encore acheter un cadeau ? j'adore les cadeaux...

Joris-Karl
Je m'en vais dans trois minutes. inutile de me répondre ici.
A tte.





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