BaLysLone

Mes idées sont comme des papillons, je butine, je me pose parfois, longtemps, et puis je m'envole.. J'aimerai vous faire profiter de ces petits touts et n'importe quoi, que j'aime et qui font ma vie.

Nom :
Lieu : 94, France

vampire de toutes les cultures et curieuse de tout

31 mars 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous (jour 6)


Joris-Karl
Coucou ! Devinez c'est qui qui... Me voilà. Je vous ai manqué ?

Lys
silence
j'avais donc raison ?

Joris-Karl
J'arrive à l'instant. Réunion plus longue que prévue puis déjeuner, puis retour voiture.
Vous m'inquiétez quand vous me dites que je suis passé sur le site.
Je suis parti directement de chez moi ce matin et ne suis pas passé au bureau.
Ca veut dire que quelqu'un joue avec mon ordinateur en mon absence ?
Etes-vous certaine ?
Je suis un peu parano aussi, je ne vous avais pas dit ?
Non, vous n'avez pas raison.

Joris-Karl
A quelle heure serais-je passé sur le site ?

Lys
J'ai vu ce passage vers 10 h donc ça peut être entre 0 h et 9h59.
Mais ne vous inquiétez pas ce site bugue parfois quelquefois.
Je recois des messages qui ne me sont pas adressées
voire même les miens sont transformés.
J'ai déjà averti le webmaster.

Joris-Karl
Comment ça se passe nous deux aujourd'hui après nous être entendus pour de vrai ?
Où en êtes-vous de cette relation qui n'a pas encore commencé ?
Très franchement qu'avez-vous pensé de notre conversation et de moi en particulier ?

Lys
Je pense que nous avons beaucoup de points communs.
Ce que je pense de vous c'est que vous êtes un chat et moi une souris.
Et cessez avec les "très franchement"!
Et vous qu'avez vous pensé ? et de moi en particulier ?

Joris-Karl
J'ai pensé que vous parliez beaucoup et, finalement, plus que moi,
ce qui n'est pas peu dire.
Que vous savez beaucoup de choses et que votre voix ne va pas avec votre image.
J'ai aussi été conforté par le fait que aviez vraiment beaucoup d'amis et de relations,
que moi pas du tout.
Que je suis un sauvage, vous voyez, je ne dis plus autiste,
et vous une femme du monde.
Mais qu'à part ces petites divergences,
je vous trouve plutôt drôle et que je veux bien tenter toujours d'être ou de devenir ce dernier homme que vous appelez de vos voeux.

Joris-Karl
Bonjour belle enfant, j'espère que cette journée sera belle pour vous et je voulais être presque le premier à vous parler...

Lys
Vous avez été le premier adulte à le faire, je n'ai parlé qu'à mes enfants.
J'aimerai aussi être la première à vous voir.
Comment êtes vous au réveil ?

Joris-Karl
Toujours de bonne humeur.
En érection, la plupart du temps.
Beau d'une manière générale.
De cette beauté naturelle du matin.

Lys
ReBonjour !
Comme je vous le disais au téléphone,
je ne sais pas beaucoup de choses mais de par mon métier,

des milliers de livres me sont passés entre les mains, il en reste bien sûr quelque chose.
Quand un sujet m'intéressait, j'approfondissais, dans les domaines les plus variés. L'aquariophilie, j'ai abandonné il y a longtemps.
Mon aquarium, vide est toujours branché.
Je vais y réfléchir et puis comme ma cheminée me manque tant,
je vais le mettre dans le salon. on verra où.
Et avec quels poissons dedans ?
Qui me les gardera pendant mes absences ?
Ce matin j'ai vu ma pie, c'est toujours une joie.
Avez vous été déçu de ma non réponse au sms hier ?
Apparemment ce matin votre téléphone est coupé.
Moi je me lève, je vous écris en prenant mon thé avec une fin de galette.
Ma soirée d'hier soir a été très glauque.
Enfin c'est la vie, le lent glissement vers une fin prévisible.

Joris-Karl
Votre soirée a été glauque ?
Pourquoi ?
Est-ce la raison de votre silence aux SMS ?
Vous m'avez quitté aussi très brutalement hier soir...
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Vous avez bu pour oublier je ne sais quel chagrin ?
Vous avez vu votre petit ami ?

Lys
Je vais vous répondre tranquillement. non je n'ai pas bu,
je vous ai écris que je quittais car mon fils voulait l'ordi.
Jje n'ai eu qu'un sms, l'autre était blanc.
Oui j'ai vu mon ami hier soir avec qui j'avais rompu la veille au téléphone,
mais qui ne peut jamais se résoudre à ce que cette hsitoire s'arrête.
J'ai pourtant été très dure au téléphone avec lui mais il est revenu quand même.
Il voulait me parler en face, comme mes enfants partaient assez vite faire du foot en salle,
il est donc venu et de mots doux en gestes tendres, nous avons fait l'amour.
Il devait rester dormir, le réveil était même mis mais d'un seul coup a décidé qu'il serait mieux chez lui, il n'avait pas emmené d'affaires propres, de rasoir, mais ça c'est déjà arrivé et il restait. Il m'a demandé si ça me dérangeait qu'il parte et je lui ai répondu (honnêtement) que oui mais que maintenant il ne fallait pas qu'il reste puisqu'il avait envie de partir au point de m'en parler, La magie était gâchée.
J'avais tout de même les larmes aux yeux.
Il est parti, j'ai pleuré, mais c'est salutaire car je ne peux pas supporter la non tendresse et le non romantisme.
Jj'ai même là encore les larmes aux yeux.
Je ne suis pas trop bien.
Le psy a ouvert trop de portes sur des souvenirs enfouis et tout ce qui ressurgit de mon passé n'est pas très beau.
Pourquoi un enfant idéalise t'il sa famille ???
Je comprend le silence des enfants battus, c'est inacceptable.
Bon bref je ne supporte pas les situations non limpides, je suis désormais seule, vraiment.
Libre j'étais, libre je reste.
Mais l'impression désespérée ce matin d'être la seule sur terre à éprouver encore de vrais sentiments
Je ne me relis pas, sinon je ne posterai pas ce message.
Je crois que je vais vous faire peur.

Joris-Karl
Visiblement, il n'est pas encore temps, même si nous en avions le désir,
de passer à une vitesse supérieure dans notre relation.
Vous êtes trop encore dans autre chose.
Les ruptures sont forcément douloureuses et je ne veux pas être celui qui vient après ou qui remplace.
Un substitut. Un succédané...

Lys
Comme quoi la franchise ne paie pas.

Joris-Karl
Si au contraire. Elle paie.
Elle permet d'engager la relation sur des bases très saines.
Je n'ai pas dit que je vous mettais à la poubelle.
Je veux vous laisser le temps nécessaire pour vous rendre (dans votre tête) disponible pour quelque chose d'autre.

30 mars 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous (5 encore)

Lys
ni vous non plus
Paris c'est vague c'est Paris en France ou ailleurs ?
J'habite Limeil Brévannes, ce n'est pas très loin de Paris
rue Machin (ah j'ai honte je ne sais même pas qui c'est, un fusillé ? )
Avant d'acheter j'étais contente je croyais, pour avoir mal entendu que c'était rue Alfred Jarry
Ah Ubu (il avait un tout petit zizi et un gros cul, le père Ubu, sa madame était une femme infâme et toute dodue, la mère Ubu)
2ème faux étage car c'est écrit 1er étage sur mon palier et sur le 1er, rez de chaussée ! sûrement à l'époque pour éviter d'y construire un ascenseur
J'ai oublié le numéro ?
C'est volontaire.
Je sais vos sourires.
mon téléphone... **********
Vous n'y croyez pas ?
Essayez
Mais enfin vous devriez deviner que je ne mens pas.
Le tableau ?
J'aime beaucoup la tendresse, cette tendresse.
Faite que de petits riens, que du bonheur.
Cette peinture c'est un préraphaélite, il s'appelle Frederic, Lord Leighton
J'aime ce qu'ils ont peint, c'est doux et chaud

Joris-Karl
C'est Paris en France, ailleurs.
Dans le 20eme. Je vois que vous connaissez sur le bout des doigts
votre Dick Annegarn.
Un bon point de plus pour vous.
Je l'ai fréquenté avant qu'il ne soit connu au Centre américain de Raspail à Paris, dans des
hootenannies (je ne suis plus sûr de l'orthographe)
animés par Lionel Rocheman, on y jouait de la guitare, c'était bien.
J'ai tous ses disques. Enfin, les premiers.


Lys
je l'aime depuis ses débuts, je connais par coeur
madame l'institutrice (elle était petite etgrisonnante),
sacré géranuim, et pres de l'eau de la
fontaine qui fait prè de l'au-delà.
Il faisait faireses guitares comme Brassens chez Favinot un luthier
que j'ai connu, avec son fils (qui a repris le métier)
On parlait poisson, je sais que je lui déplaisait pas.
Mon ex avait fait faire une guitare par lui, donc je le
voyais souvent, je ne sais ce qu'il est devenu.
Je vous souhaite de bien vous mettre en tas (c'est
ainsi que j'appelle les réunions dont les trois quarts
ne servent à rien)
bonne soirée, bonne nuit, beaux rêves.

Joris-Karl
Pourquoi vous me quittez si brutalement ?
J'ai bien l'intention de réapparaître avant mon départ du bureau.
Ca ne devrait pas durer longtemps.
Sauf si vous voulez me quitter comme ça.
Méchante.

Lys
râleur !!!

29 mars 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous (5 suite)

Lys
Non je n'ai pas pensé à vous puisque je ne vous ai pas écrit !
Je ne correspond pas avec beaucoup d'autres personnes, sauf ceux que je connais pour de vrai.
J'ai beaucoup de mal sur le net à parler avec des gens qui aiment les mêmes choses que moi, à vrai dire je n'en trouve pas.
Une nana que j'ai rencontrée récemment (il y a 3 mois, elle m'a contactée sur un site, habitant près de chez moi), et bien même avec elle, pas trop de discussions, nous n'avons pas les mêmes centres d'intérêt, elle fréquente des boites (argh) et aime bien tout ce qui est antillais, hommes et danses.

L'autre fois elle m'a invitée à une soirée chez elle, il n'y avait que des antillais et antillaises qui parlait leur patois (tiens est ce un patois ou une langue ?) je ne comprenais rien et essayait désespérément de comprendre.

Mais comme je ne m'ennuie jamais, je les ai observés, c'était drôle.

Ensuite ils ont dansé... le zouk !!!

Moi, je ne danse que le slow, pour le plaisir des mots tendres et avec quelqu'un que j'aime, ou le rock pour le rhytme... Mais le zouk !!!
C'est un slow très collé , serré, pour moi assez obcène.

On est complétement collés sexe contre sexe...
J'ai essayé une fois avec l'ami de ma copine qui s'est tenu correctement, puis un autre m'a invité et là !!! ... Disons que je ne conçois pas ce genre de situation avec un autre que mon amant. J'ai prétexté un mal de dos pour arrêter. Eux, ils font ça couramment les femmes des uns avec les hommes des autres. C'est bizarre les différences de cultures. Je reçois une alerte comme quoi j'ai un email de vous, je vais donc le lire. Où déjeunez vous le midi ?
Où habitez vous ?
Quand vous sortez où allez vous ?


Joris-Karl
Merci de votre réponse rapide.

Le créole est une langue vernaculaire (vous irrez chercher au dictionnaire) et si vous dîtes à quelqu'un qui le parle que c'est du patois, vous risquez de vous faire écharper.

Mon ami Chamoiseau, ancien prix Goncourt, est antillais, il est très à cheval là-dessus.

Il a même écrit un livre en collaboration avec deux autres écrivains martiniquais sur le sujet : Eloge de la Créolité.

Moi non plus, je ne trouve pas facilement à qui parler sur le Net.
Je suis en plus très réticent.
J'ai vécu avec une femme rencontrée ainsi.
Une véritable passion destructrice.

J'en suis sorti cassé, presque irrémédiablement.

C'est pour ça que maintenant...
Je déjeune le plus souvent dans mon bureau.
J'habite à Paris (sourires).
Je ne sors quasiment jamais.
Je me disais d'ailleurs ce week end que nous étions sans doute très dissemblables sur ce point : vous, vous avez des amis partout, vous êtes très sociable, vous recherchez la compagnie.
Moi c'est complètement l'inverse et je suis souvent mal à l'aise en société...



Joris-Karl
Sans nouvelle de vous depuis au moins dix minutes, je suis très inquiet.
Que se passe-t-il ?
Vous ne m'aimez plus ?
Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
Je viens d'aller sur le site et vous êtes On Line mais pas pour moi.
C'est insupportable.
Dois-je vous préciser que je plaisante ?
C'est marrant parce que, contrairement à ce que vous me reprochez gentiment, j'ai l'impression de m'être beaucoup livré.
Moi aussi, j'ai une félure quasi originelle dont ma mère est le centre et qui explique en grande partie ma crainte des femmes.
Ajoutez à cela, les hasards de la vie et vous avez comme résultat un garçon écorché et très prudent.
J'ai été franc maçon pendant huit ans.
Je ne le suis plus. J'y ai appris la tolérance autant que l'intolérance. Ultime paradoxe.
J'ai appris à reprendre confiance en moi.
Je n'écrivais plus depuis des années, du moins pas sérieusement, je m'y suis remis.
Je vous dis curieux de tout.
J'aime aussi le sexe presque sous toutes ses formes, c'est un peu comme l'écriture, il faut savoir inventer.
Mais je m'aperçois que l'alchimie fonctionne ou pas selon le partenaire.
Vous vous dîtes agnostique et/ou athée, et vous me parlez de géomancie.
N'est-ce pas déjà une forme de croyance et donc d'aliénation ?
Vous vous dîtes très impudique. Des détails, des détails!!!

Lys
Je vous ai écrit et c'est vous qui n'avez pas répondu. Le faites vous exprès ?
Je vous ai vu sur le site mais à chaque fois que je vous y contacte vous ne me répondez pas, alors j'ai arrêté.
Je vous répond plus longuement après avoir fini mon yaourt.

Karl-Joris
Si vous m'avez répondu, je n'ai pas reçu cette réponse. Sérieusement.
Mais ça n'est pas grave. de toute façon, je plaisantais.

Lys
Je vais vous le dire.
Suite à des problèmes de santé, et comme je ne voulais pas reprendre le travail me sentant très fatiguée, le toubib m'a proposé d'aller voir un de ses copains psy, qui pouvait m'arrêter un mois sans que personne ne le conteste.
Je l'ai fait, nous avons parlé, parlé, pendant les séances (il a un cheval) et puis je suis entrée dans le jeu.
Lysiane la trop gentille, qui est aimée de tout le monde, qui n'arrête pas de se prendre des portes dans la gueule, à croire que quand elle en a pris une, elle en cherche une autre....
J'ai parlé, de mon enfance, de tout ce qui me passait par la tête, des mes amours, des mes anamours.
La veille de Noël, il m'a annoncé que je me trompais, que ma mère ne m'aimait pas.
J'ai contesté.
Et puis il avait tourné la serrure et peu à peu la porte des souvenirs enfouis s'est ouverte.
J'ai compris alors mon besoin d'amour, d'être aimée.
Je ne sais pas à quelle occasion l'enfant que j'étais avait décidé de ne plus voir qu'on ne l'aimait pas. Mais il est sûr que j'avais enterré des tonnes de souvenirs et certains me sont revenus.
Et je suis soulagée, soulagée de ne pas avoir pleuré à ses obsèques, soulagée, avant, de ne presque jamais lui téléphoner, prendre de ses nouvelles. Je me sentais coupable.
J'ai déposé ce gros sac à dos et je respire mieux.
Sans nouvelle depuis 10 mn, dites vous, c'est une moquerie car j'écris trop ?
Je suis spontanée et je ne calcule pas.
Ce n'est pas ainsi que s'établit une vraie relation entre ls gens.
Je me montre telle que je suis c'est à prendre ou à laisser.
Je n'ai jamais joué ma vie, je ne la jouerais jamais.
Pas plus que je joue avec celle des autres.
Franc maçon ? Je ne suis pas surprise.
Jje suis une femme trop curieuse pour ne pas le comprendre.
Dites m'en plus sur votre intolérance.
Tiens tiens le sexe sous toutes ses formes ça veut dire quoi ? rond, carré, triangulaire ?
Je suis d'accord pour l'invention, les surprises, les situations dans les jeux de l'amour, mais il faut être très intime, et comme deux enfants.
Rien n'est sale si ça fait plaisir.(entre adultes consentants) mais pour en arriver là, il faut laisser tomber sa carapace.
Je me demande si vous en êts capable, et en même temps ce que vous risquez.
Vous risquez beaucoup plus à passer à côté du bonheur.
Et puis quoi qu'il arrive, vous viviez avant, vous vivrez après.
Comment pourrais t'on concevoir le bonheur sans souffrance ?
Parce que si nous nous aimions, elle serait là, la peur.
La peur que cet amour s'achève, d'un accident, le bonheur sans la peurn est-ce le grand amour ? La géomancie.
Rien à voir avec Dieu. C'est un support, j'ai des dons.
De prémonition certainement, et aussi de "voyance".
Il y a des gens quand je les rencontre, je sais que je ne les reverrais jamais.
J'ai pratiqué cette géomancie un moment, et j'ai eu le malheur d'en parler, de plus, l'exactitude de mes intreprétations a été connue et j'ai été submergée de demandes.
Or il faut savoir que l'étude d'un thème me laisse pantelante de fatigue.
J'ai arrêté depuis longtemps, je vais recommencer là pour une amie.
Parce que c'est une amie. Et j'ai peur déjà de ce que je vais découvrir, mais je lui dirais la vérité. Vous devez avoir une tonne de succès sur ce site de rencontres surtout d'annoncer que vous êtes écrivain.
Je crois que vous devez être submergé, et que c'est pour cela que je n'ai pas de réponse.
C'est la vie.
Peut être qu'un jour vous disparaitrez, que vous ne répondrez plus à mes lettres.
Je sais que je n'insisterai pas.
Je suis aussi moi aussi habituée aux déceptions,
je crois même que quand tout est trop beau je m'y prépare d'avance.

Joris-Karl
De la tristesse dans la fin de votre message.
J'aime pas.
Je suis là.
Enfin, pas vraiment, mais bon.
Je n'ai pas envie de vous quitter comme ça, mais en même temps, je vais devoir travailler aussi un peu.
Je m'aperçois que depuis la semaine dernière je me suis tourné beaucoup vers vous.
Il faut que je me freine.
Je vais peut-être reprendre internet pour pouvoir parler plus librement avec vous.
J'ai un peu peur.
Finalement je n'ai que des mauvais souvenirs avec le Net.
Des trucs glauques, sordides ou désespérants.
Mais bon on verra. Je ne suis pas intolérant.
Je vous l'ai dit, il n'y a que les cons qui me dérangent.
Ca fait déjà du monde.
Je voulais parler de certaines personnes que j'avais croisées dans ces cercles et je me demande encore ce qu'elles y faisaient.
Vu la fin de votre message, j'ai l'impression que vous tenez un peu à moi et que vous craignez un "abandon", je me trompe ?

Lys
Laquelle n'avez vous pas eu ?

Joris-Karl
Je ne comprends rien à votre truc.
Quand je tente d'ouvrir les fichiers je suis renvoyé sur une page de Yahoo qui m'informe de la fin de la session (???)
Impossible de vous dire ce que j'ai reçu ou pas...

Lys
Non, vous ne vous trompez pas je n'ai aucun espoir, je vis au jour le jour.
Et je me l'interdis.
Vous n'êtes pas seul à avoir peur.
Je vais vous faire une promesse, et mes promesses valent parole, tout mes proches vous le diront.
Il n'y aura jamais rien de glauque et de sordide entre nous.
Je ne vis pas ces choses là et je ne leur donne pas le loisir d'exister dans ma vie.
Et si ça arrive et que ce n'est pas ma faute (me reviennent à l'esprit quelques scènes de ma séparation avec le père de mes enfants qui a eu une attitude innommable),
et bien donc, si ça arrive, même si je n'en suis pas l'instigatrice et que j'essaie de calmer le jeu, je m'en sors salie, avec un goût amer dans la bouche.
Vous voyez, je croyais, vu ce que vous m'aviez dit auparavant, que vous dire que je voyais un psy vous ferait fuir en courant.
Pourtant je vous l'ai dit.
Je suis restée amie avec mes amoureux sauf un (parce que je n'aime pas les blêmes) et qu'ils ont respecté mon choix, je sais pourtant que certains m'aiment encore et espérent que je revienne. Mais je suis claire pour ne pas leur laisser d'espoir, et je trouve ça bien.
Comment vous persuader que j'existe ?
Sur ce je vous laisse travailler... imaginez
















Karl Joris
La reproduction jointe à votre texte est très suggestive.
J'aime beaucoup les deux mains emmêlées.
Beaucoup de tendresse dans ce tableau. De qui est-ce ?
Les psy ne me font pas fuir.
Je les ai même un temps fréquentés par esprit de survie.
Et pour tout vous dire, j'ai même eu une relation amoureuse avec une psy.
Quelle prise de tête !!! J'ai fui.
Vous ne m'avez pas dit où vous habitiez vraiment.
Et votre adresse ?
Votre étage ?
Votre numéro de téléphone ?




28 mars 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous ( 4 et 5)

Joris-Karl
On ne peut rien construire sur une mare ? Vous plaisantez ? Regardez Venise !
Bon d'accord : elle a tendance un peu à s'enfoncer mais elle tient.
Oui j'aime jouer mais pas à l'argent.
Je déteste ça.
Désolé car si vous me posez la question c'est peut-être que vous oui.
Dites-moi. Je joue à toutes sortes de jeux sinon. Echecs, tarot, Donjons et Dragons, mah jong, etc. Quand nous étions jeunes avec mon cousin du même âge, nous organisions des nuits entières de jeux. Nous passions de l'un à l'autre. J'aimais bien.
Je me verrais bien réincarné en poisson, car à ma connaissance les poissons ne parlent pas.

Lys
Non pas à l'argent, entre potes ça gache tout.
Mais ça m'arrive.. Comme je connais un peu le milieu des chevaux, de jouer un cheval pour le fun, tout le temps un cheval a grosse côte, mais en qui j'ai confiance, qui me plaît.
Et bien sûr les amis de ce milieu m'appelle "madameGdubol" car ils ne croient pas à mes intuitions.
Sinon à Deauville, j'ai joué au casino, j'avais l'impression délicieuse de tourner dans un film, c'était irréel comme ambiance.
J'aime le tarot, j'ai joué aux échecs, j'entrainais mon ex-ex qui faisait des tournois.
Je suis très joueuse pour rire, je ne joue pas sérieusement et même si je n'ai pas de jeu, cela ne memet pas de mauvaise humeur.
Vous commencez à me contrarier avec cette histoire de ne pas parler, franchement.
Un poisson ? Des bulles, des nageoires et des arêtes ?
Vous croyez que ça peut permettre de survivre dans ce monde de brutes ?
Je vais de ce pas ranger un peu mon bordélissime appartement.

Joris-Karl
Non, non.
J'aime vraiment les poissons.
J'en ai d'ailleurs tout un tas dans mon aquarium.
Ils n'arrêtent pas de forniquer (ce sont des guppies réputés pour cela) et, chose beaucoup plus rare, ils se reproduisent.
Je ne sais plus quoi en faire.
C'est mon père qui m'a offert, quand j'étais petit, mon premier aquarium.
Evidemment, poisson rouge, pas très intéressant et assez moche comme poisson.
Moi, ce sont des poissons exotiques tropicaux. Ils sont beaux. C'est le spectacle le plus apaisant que je connaisse avec un feu de cheminée. Vraiment.

Joris-Karl
Je vais devoir disparaître jusqu'à lundi ?
Comment vivez-vous cette séparation ?
a/ Douloureusement ?
b/ Tranquillement ?
c/ Mortellement ?
d/ Joyeusement ?
Si vous avez répondu
a : vous êtes déjà vaguement amoureuse.
b : je vous suis totalement indifférent.
c : vous êtes dingue de moi.
d : Je vous gonfle et vous êtes ravie de souffler un peu.
D'ici lundi, vous aurez trouvé une excuse pour ne pas me recontacter.
Vous avez peut-être une autre réponse à me proposer.
Quant à moi, je tiens à vous dire que j'apprécie nos échanges.
Si vous voulez on pourra s'appeler un de ces quatre.
Je prends le risque que ma voix ne vous revienne pas.
Tant pis. Vous allez me manquer, Lysiane *****


Joris-Karl
J'ai une copine, pas loin de là où j'habite qui possède Internet.
Si j'arrive à sortir de chez moi ce week end, j'irai peut-être faire un saut mais ça n'est pas sûr du tout.
Il faut que je passe ces deux jours à corriger mon manuscrit.
Ne vous inquiétez pas. Je suis imprévisible et parfois (souvent ?) chiant mais il paraît que je suis très attachant et très attendrissant.
Au pire
Des amis ? Vous rigolez, j'ai mis plus de vingt ans à avoir les miens (c'est vrai), je commence seulement à leur faire confiance. Ca veut dire que nous deux, on n'est pas prêt d'y arriver. Puis-je me permettre de vous embrasser très discrètement et en toute dignité là, dans vos cheveux, là où vous sentez bon dans le cou, avec Fougère de Roger Gallet ?
Et d'abord c'est qui ce Roger Gallet avec qui vous vous roulez honteusement dans les fougères, vous pouvez me le dire ?
Ingrate. Déjà partie.


Lys

Mais si vous avez un ordinateur chez vous, vous pouvez
vous connecter à Internet ! Tiens je ne sais même pas
où vous habitez !!!
J'habite la même ville qu'Ignacio Ramonet...
vous connaissez ?
J'ai acheté un appartement dans un petit immeuble au
fond d'une impasse, pas de vis à vis devant, ni
derrière, ce qui vaut mieux pour l'impudique que je
suis...
Et puis déjà dans mon village, il y a comme une
atmosphère "vieille france" très polie et respectueuse
des gens, et dans mon immeuble, les gens sont encore
pires, pas un papier par terre, tout le monde se dit
bonjour et les gens s'entraident, et même
s'intéressent à vous.
Un jour, j'avais une migraine incroyable, je ne
supportais pas la lumière, je n'ai jamais mal à la
tête et c'était insupportable. Et je ne répondais pas
non plus au téléphone que j'avais débranché car
c'était comme une vrille dans ma tête.
Au bout de deux jours ma voisine inquiète, me sachant
chez moi, les volets entrouverts, a sonné à
l'interphone pour me demander si tout allait bien et si
je n'avais besoin de rien. ce sont de petits gestes
qui me touchent...
Sinon j'ai des appels réguliers de
voisins me disant que j'ai oublié mes phares, etc, car
malgré l'alerte de l'ordinateur de bord, moi, quand je
rêvasse, je rêvasse.
Parfois les gens croient que je les écoute mais je
suis ailleurs !
Mes enfants le voient à mon regard, ils me passent une
main devant les yeux en faisant "houhou maman"....
Ils savent bien que je pars souvent ailleurs.
Et cher monsieur, je ne sens pas bon dans le cou, je
sens bon partout, je vous ai dit que j'étais une folle
des parfums, et puis même je met du lait de toilette
sur lequel je vaporise mon mélange, et je me lave à la
brosse pour avoir la peau douce.
Il faut savoir être rustique parfois.
Comment ça ingrate ?
Je sais que vous plaisantez et je vois votre sourire.
Bonnes corrections.


Lundi

Joris-Karl
je suis en retard, en retard, en retard.... Lewis Carroll
Vite, vite, à peine arrivé, je pars en réunion.
Avez-vous passé un bon week end ?
Plein de messages de vous.
Même pas le temps de les lire en entier.
Ce sera pour tout à l'heure.
Le plaisir de l'attente.
Cette merveilleuse souffrance.
Joris-Karl


Lys

Lundi matin, l'empereur, sa femme et le petit prince....
Bonjour Franck
j'étais certaine de ne pas avoir de vos nouvelles, je ne suis donc pas déçue. Et même je comprend que vous aviez vos corrections en tête. En finir plus vite pour me consacrer plus de temps cette semaine ?
je sais je suis présomptueuse.
C'est peut être moi qui manquerais de temps.
Vendredi soir je suis allée au restaurant chinois avec un ami, mon ami ?
Je devine vos pensées quand vous me lisez.
Je vous ai dit que j'étais libre, je le suis.
Avez vous des, une aventure en ce moment ?
Samedi je suis allée voir "Alexandre" , si on oublie le côté historique,
On en prend plein les yeux, c'est ce que j'aime au cinéma, retrouver les étonnements d'enfant.
Lors des batailles, j'avais le souffle coupé !
Je pense qu'il a, aura de mauvaises critiques, mais j'ai passé un bon moment, les reconstitutions sont très belles.
Vous voyez que madame-la-surfeuse-internationale quitte souvent l'ordi, encore un de vos préjugés qui tombe.
Ce sera l'automne de vos pensées sur moi. C
haque feuille qui tombera vous dévoilera ma sincérité jusqu'au jour où plus une feulle ne restera, et là, vous aurez enfin confiance en moi.
A moins que vous ne vous attaquiez à l'écorce !
Joyeux Lundi malgré la tristesse de vos travaux.
Quel est le titre de votre nouveau roman ?





Joris-Karl
Bonjour Lysiane,
Je sors à l'instant.
Je n'ai, en effet, pas eu le loisir de vous écrire ce week end.
J'avais ma fille, j'ai dû, naturellement m'en occuper, hier soir je rencontrais mon éditeur pour les ultimes corrections que je dois effectuer d'ici demain.
J'ai pensé à vous, malgré tout.
J'étais très heureux ce matin de lire trois messages de vous.
Je corresponds également avec trois autres personnes.
C'est amusant car l'une d'entre elle m'a laissé un message comme quoi elle souhaitait arrêter notre dialogue.
Je ne sais pas pourquoi.
L'éditeur m'a annoncé hier qu'il avait l'intention de proposer mon livre pour une adaptation en téléfilm.
Ca serait génial pour moi. Mais je n'ose y croire.
Je connaîs trop ce milieu à présent.
Je ne peux pas, pour l'instant, vous donner le titre de mon livre, car il n'est pas définitif.
J'en ai proposé plusieurs, c'est l'éditeur qui va choisir.
J'ai pensé à vous. Et vous, avez-vous pensé à moi ?


Joris-Karl

J'avoue mon inculture : je ne connais pas Ignacio Ramonet. Vous êtes
silencieuse.
C'est une vengeance ? Non. Vous n'êtes pas comme ça.

Occupée ?
Arriverons-nous à dialoguer aujourd'hui ? J'ai une autre réunion avec
des magistrats à 16 heures.
J'espère avoir des nouvelles de vous avant.













27 mars 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous ( jour 4)

Mardi.... 9h04

Joris-Karl

Vous avez tort.
Au contraire, j'ai tendance à trop parler quand je suis amoureux.

Et si j'aime bien qu'on me dise "je t'aime", j'aime bien aussi le dire.

En pièce jointe, un petit texte composé à votre attention hier soir.


Texte joint :

Le besoin de vous écrire à tête reposée.
Je veux dire, loin de vous.
Loin de cette urgence fabriquée par le Net.
La toile est un outil qui, comme son nom ne l’indique plus, se transforme également en piège, le cas échéant.

Mais où se cache l’araignée ?
Vous écrire entre parenthèses quand je vous imagine encore connectée avec le monde entier.
Je me méfie de tout ce qui enferme, et de mes sirènes, fussent-elles de la police, moins poétiques que celles d’Ulysse.
Je me méfie de vous.
J’ai cessé de croire aux miracles depuis que j’ai vu Dieu en face, comme disait Michel Lancelot, en 1970, je ne suis plus certain de la date, depuis que les buvards n’ont plus le même goût de l’encre.
On dirait du bleu délayé, sous la langue, d’autres embuscades dont je me souviens, les nuits en vrille, dans la solitude de mes pyjamas.

Je n’eus de soie aucune de vos promesses, sinon les acryliques de vos messages que j’attendais en vain.
Gorge sèche, ma parole est le désert des Mojaves un crépuscule d’été, crépuscule du soir s’entend, puisqu’il en est du matin, aussi.

Combien de mots inutiles tracés dans le ciel, par des avions imbéciles, nos buées d’hiver pareilles, le cul des appareils torchés de blanc, leurs vents aussitôt gelés dans la quasi stratosphère, je doute que vous me suiviez encore, leurs ventres blancs gonflés, vers quels atterrissages tourmentés allons-nous ?

Je n’eus de soie aucune de vos gorges.

Vous n’eûtes de moi aucune de mes confidences.

Je me garde de vos absences comme de leurs conséquences.

A l’heure qu’il est, vers le soir toujours, en avance ces jours-ci, avant que de me fondre dans l’obscurité de vos rêves en couleurs, quelle banalité aujourd’hui de rêver en couleurs, moi je rêve justement de vivre en noir et blanc, version originale sous-titrée, et même pourquoi pas, en remontant encore, en muet vaguement accéléré, 40 images seconde.

Jeanne d’Arc, priez pour nous.

Dreyer, Murnau ou Eisenstein. Voix éteintes. Hauts-parleurs inutiles du côté d’Oswiecim.
Il ne resterait de nous que des gros plans obscènes et du maquillage fondu. Nos bouches sans cris et sans soupirs.
Nos langues tordues et compulsives qui voudraient dire quelque chose, mais qu’aurions-nous à confier de si essentiel qu’il nous faudrait dessiner, comme les Indiens, des nuages de fumées pour nous entendre enfin ?

J’ai vu cette fille, un jour, au métro accrochée, et qui me regardait, et que je regardais, et qui tournait sa langue entre ses lèvres ouvertes, comme pour me parler, elle était belle comme un pays de l’est à peine libéré, mais libéré de quoi, bon sang ?

On s’est quitté à la station République dans la rougeur de ses joues et de ma sévérité.

Je n’ai jamais su si elle était muette, réellement, ou si, par le recours à un autre langage, elle m’invitait à d’autres découvertes.
J’implore, avec nostalgie, cette Ostalgie, toutes mes douleurs, mes névralgies, mêmes les plus muettes, à cause de ses pommettes, toutes ses langueurs, ce qu’elle n’a pas su me dire, ce que je n’ai pas su entendre.
J’implore le temps du silence, des yeux baissés et de la timidité.

Nous ne nous parlerons sans doute jamais.
Nous n’aurons pas de lits pleins d’odeurs légères. Nous ne regarderons pas passer les nuages, ces merveilleux nuages, etc.

En tout cas, pas en même temps.
A l’heure où nos faits-divers divergent, par cette nuit sans lune apparente, je pense à vous, connectée avec le monde entier.

Je ne vous en veux pas.
Dispersion, comme disent les militaires et les CRS. L’éparpillement. Fin de cortège.
Les papillons, quand j’étais petit, c’était l’été, forcément, pourquoi les papillons toujours avec les vacances ?
La placidité de leur vol, et pourtant, cette difficulté pour les incarcérer dans mes filets de toile, une autre Toile encore, autrement plus légère, et puis après, l’éther pour les endormir, pas la mort, non, juste un évanouissement, les papillons, je les épinglais sur des planches trop blanches.
Crucifixion. Combien de Christ endormis ?

Combien de Dieux assassinés pour une collection ?
La Beauté est cruelle et se mêle à la Mort.
Vous manquez d’abandon et de cotons tige.
D’hydrophile tout court.

Vous êtes cette mare où j’allais me noyer.
Grenouilles et nénuphars.

Je vous laisse à vos conversations de salons virtuels.
A vos visites par procuration.

Je pourrais vous aimer. Il vous faudra plus d’exclusivité.

Je n’ai pas envie de vous partager. Pas comme ça.

Avec tous les autres qui nous regardent.
Je m’estompe. Me dilue à mon tour.

Demain, à l’instant, je vais laisser ce message sur vos adresses nombreuses.
Vos domiciliations. Sweet, etc. Lys. Mensonge ?
Non, je plaisante. Une fois de plus.

Cette fois, je me tais.
Vous n’aurez, finalement, pas beaucoup parlé de vous.

Joris-Karl.


Lys 12h20

Je suis venue vous dire...

Et vos larmes n'y pourront rien changer,

comm'dit si bien Verlaine "au vent mauvais"...
Je suis venu vous dir'que je m'en vais.

Vous regrettez les jours anciens,
je sais...
Oui je suis au regret de vous dire que je m'en vais...

J'ai des invités ce soir, ma maison en chantier...

Oui, parfois je me laisse aller à être bordélique.
des courses à faire...
pas grand chose.

Je vais faire une pierrade, une tonne de vaisselle en retard.
Oui, je fais l'inventaire.

Fermons les yeux sous la tonne de repassage.
Je ne suis vraiment pas une femme de ménage. D'ailleurs j'en avais une, dans un autre temps.
Je passerais de temps en temps, entre deux corvées ou entre deux courses.

Ne vous impatientez pas, restez calme, n'oubliez pas de traverser au feu rouge et dans les clous.

Tiens que sont ils devenus les clous ?
Bonne question !
Avant que l'on ne traverse sur ces bandes blanches ? jaunes ?

Tiens je ne sais plus... Bref les "zebra crossing".

Les fabricants de clous devaient en avoir préparé des stocks.
Qu'a t'on fait des clous ?

J'ai oublié ce matin, en ce qui concerne les rêves en couleurs...
Ce ne sont pas des couleurs courantes, ce sont des couleurs éclatantes, plein les yeux.

Il n'y a qu'un rêve, toujours le même, en fait c'est un cauchemar que je fais en noir et blanc. Toujours le même depuis que je suis toute petite...
Je suis un cortège derrière un cercueil, c'est curieux, c'est une sorte de camionnette 2 CV grise et le cercueil dépasse du coffre.

Nous sommes dans une montée, le cercueil glisse, tombe, s'ouvre, et le mort roule à mes pieds. C'est une momie.
Et là je me réveille en sursaut.

Bonne journée Monsieur l'écrivain-justicier-libidineux parfois.

J'ai envie de commander votre bouquin "**********" je vais le faire, mais usagé. je vous l'ai dit, j'aime les objets qui ont une âme.

Joris-Karl

Ne me quitte pas... Il faut oublier.
Tout peut s'oublier...

Merci pour votre légèreté en réponse à ma lourdeur, voire à ma grossièreté.

Ne m'oubliez pas tout à fait cet après-midi.
Je sors de réunion.
Heureux de vos messages.

Bien sûr que je souhaite poursuivre avec vous et même plus si vous le voulez. J'aime bien nos échanges.
Il faudra vous habituer à ce genre de texte que vous avez reçu ce matin.

Le soir, je suis en période d'écriture, pas en communication avec le monde.

Cette lettre ne s'adressait à vous que secondairement.
Elle avait besoin de sortir. Elle vous concerne, tout entière, mais elle reste à déchiffrer.
Et les contresens possibles sont nombreux.

Les choses ne sont jamais simples avec moi.
J'aime bien ce que vous êtes.

Il y aura sans doute d'autres lettres, d'autres confessions qui peut-être vous choquerons.

Prenez les pour ce qu'elles sont : des tentatives d'écriture, je n'ose littérature.


Lys

J'avais un pied dans le bain quand l'alerte email a sonné...

Justement je me demandais pourquoi ce silence.

Je comprend tout à fait vos écritures nocturnes, je suis pareille, je délire parfois, surtout quand je suis triste, surtout quand je suis seule.

Pourtant je suis plutôt gaie mais quand quelquefois le blues me prend on croirait qu tout ce que je ne veux pas voir de pestifiant sur cette planète me recouvre subitement.

L'impression d'avoir un regard froid et lucide sur le monde, ça ne dure jamais longtemps, quelquefois je bois un peu, pour oublier.
Je ne m'en vante pas, je n'en ai pas honte, c'est comme ça.

Je vous ai dit que je disais tout. Pourquoi ?
Parce que je suis à prendre ou à laisser, comme je suis.

En tout cas, mare, hydrophile et coton tige, on ne me l'avait jamais fait...
Quand au "Je vous laisse à vos conversations de salons virtuels. A vos visites par procuration." Expliquez moi donc.

Vous ne m'avez pas fâchée, vous me faites sourire.

Vous êtes un grand enfant.

Arrivez vous à vous prendre au sérieux ? j'espère que non.

Avez vous déjà écrit à la plume ?
Ca doit être exhaltant et le crissement de la plume sur le papier devait être proportionnel à l'agacement.

Sur ce texte que vous m'avez envoyé, je crois même que vous auriez fait un pâté. Obligé de recommencer, mais vous n'auriez pas écrit les mêmes mots , les mêmes choses.
Je n'ai jamais été capable de recopier exactement un brouillon et vous non plus, je le sens.
Ecrivez vous la journée sur votre lieu de travail ?

Vous n'avez rien écrit sur mon premier envoi, toujours pas de réponse donc souvent à ce que je vous écris, ou même de commentaires.

Sur ce, je vais replonger dans mon bain avant de partir, avec "Fougère" de Roger Gallet.

Aimez vous les odeurs de la nature ?
Moi oui, toutes, l'odeur du foin, du purin, du chien mouillé...
Je dois être assez bestiale.


Joris-Karl
Vous m'avez fait rire. Vraiment.

Surtout avec l'histoire du pâté sur la feuille.

Vous oubliez que nous sommes de la même génération et que la plume forcément j'ai appris à écrire avec.

Cependant pour vous répondre : mon texte n'était pas un délire mais un savant travail de construction et si vous vous y penchez vous y trouverez beaucoup de choses.

Je n'étais pas triste. j'étais en état d'écriture.

Une sorte d'état second. D'autant plus second que j'avais bu un peu de vin à table. Vous voyez, moi aussi, ça m'arrive.
Oui je suis un grand enfant, et je le revendique, je voudrais le rester jusqu'à ma mort. cela donne une fraîcheur aux relations.

Evidemment c'est parfois un peu plus compliqué avec les adultes.
En revanche, je passe très bien avec les jeunes. Non mais c'est vrai.
Je n'écris jamais sur mon lieu de travail.

A quelles questions je n'ai pas répondu ? Honnêtement je ne vois pas. Dîtes-moi. Figurez-vous que j'aime votre côté bestial car vous êtes forcément très sensuelle. Me voilà tout excité maintenant.
Je vous aime déjà beaucoup trop.
Je vais arrêter.



Lys
Vous avez aussi fait de jolies frises ?

Je sors du bain et je suis en peignoir de bain, un petit moment de séchage qui me permet de vous répondre.

Je suis en retard malgré le changement de programme, ce soir nous irons dîner au restaurant chinois mais je n'ai rien fait ce matin.

Un savant travail de construction votre texte ? me concernant ?

On ne peut pas construire sur une mare !

Je le relirais je soir en rentrant, la nuit m'est propice.

Aimez vous jouer ? Je veux dire à n'importe quoi, que ce soit les cartes, le scrabble, enfin aux jeux, quoi ! ou aux jeux d'argent ?
Ne vous inquiétez pas si je vous écris beaucoup, je suis spontanée.
Je ne vous aime pas, pas encore peut être...

Mais j'aime écrire et dialoguer avec vous.

Bon bien entendu, j'ai fait une bêtise dans mon bain (non pas pipi, je vous devine).

J'ai plongé la tête sous l'eau... Adieu le brushing, les boucles ont repris le dessus et me voilà redevenue caniche.

Si vous deviez être réincarné en un animal, lequel choisiriez vous ?

Moi un oiseau, je pense.

Tiens, je me demande si les oiseaux chantent en volant ?


la suite, plus tard...




21 mars 2006

Merci de m'accueillir un peu chez vous (jour 3- suite)

Lys
Je suis en chemise de satin et peignoir assortis. Ce matin j'étais patraque des examens d'hier, alors je traine comme une grande malade alanguie et... Je ne triche pas je répond ou je ne répond pas à une question, mais je ne mens pas.
Si vous ne connaissez pas Emile Nelligan, cherchez sur Google. C'est bien vous allez me faire découvrir des choses et moi aussi ! C'est ce que j'adore et le net est un trésor. Je crois que vous aimez Victor Hugo. Quel homme !


Note >>> Après le stade gentil, comme je ne céde pas comme une carpette à son charme, Joris-Karl va devenir plus… acerbe

Joris-Karl
Je n'aime pas Victor Hugo mais je considère que c'est un monument par son oeuvre et par l'ampleur de son personnage. Mon ami Chamoiseau, lui, l'adore. Il aime de toute façon, les gros pavés, il en écrit aussi (voir Texaco et autres). Moi, c'est tout l'inverse. J'aime les choses concises, les histoires qui vont vite, j'aime les phrases courtes, mes romans sont peu épais. Bref, je suis un homme pressé, comme disait Cendrars. Enfin, je crois que c'est lui. Titre d'un de ses romans. Il faudra vérifier. Avec la photo que vous m'adressez, j'ai eu une petite érection, non pas à cause du chat mais à cause de vous. Vous ne m'en voulez pas au moins ? Je dis petite, ne soyez pas vexée, il n'y avait matière à avoir plus compte tenu de ce que vous suggérez. Dernière chose : j'ai fait, sur les conseils de mon médecin, les examens prostatiques : je tiens à vous rassurer, tout va bien aussi de ce côté. Pour Nelligan, je vais aller voir.
Bisouxxxx ?


Lys
Ah le nom qui tue ! J'adore Jacques Perrin, l'homme. On m'a déjà demandé des autographes en me prenant pour Petula Clark, j'ai même paniqué une fois car c'était dans la rue et ça avait provoqué un attroupement. Et puis quand je dis que ce n'est pas moi, certains deviennent agressifs, croyant que la pimbêche ne veut pas donner d'autographes... Alors maintenant je signe !
Je veux bien vous faire les ongles, vous brosser, pour la litière pas question, je vous ouvrirais la porte du jardin ou on installera une chattière. Non pas de pâtée ça pue, quand vos dents seront cassées vous aurez droit à un dentier.
Elle n'est pas belle la vie ? C'est drôle de vous voir rebondir ou non.


Joris-Karl
C'est marrant, vous me parlez d'un chantier de fouilles. Dans mon prochain roman, en cours d'écriture, le personnage principal est étudiant en archéologie qui participe, malgré lui, à un chantier de fouilles bien étrange. J'aimerais bien aller avec vous. Je suis fasciné par ce travail.


Joris-Karl
Je savais que vous alliez craquer. je vous avais prévenue : je suis irrésistible. Et vous ne me connaissez que virtuellement. Je vous raconte pas pour de vrai !

Joris-Karl
Moi non plus, ma prostate ne m'obsède pas pour ne rien vous cacher. J'ai juste peur de mourir, c'est tout. C'est marrant. Avant c'était l'inverse. Même pas peur. Même pas mal. Plus je vieillis, plus j'aime la vie. Plus je me rends compte que j'ai perdu trop de temps. C'est pour cela que maintenant je cours. Je n'aime pas trop le trip voyance & Co. Quoique imaginatif, je suis plutôt rationnel. Je ne crois en rien. j'ai déjà du mal à croire en moi.
Cependant, pour vous prouver ma bonne volonté, je suis prêt à croire en vous.


Lys
Vous me faites rire...
Pour de vrai ?
Oh, un rien me fait fuir une voix désagréable, un tic, je suis sauvage, il ne faut pas croire....
Et le pire quand je m'attache, je fuis.

Joris-Karl
Ca tombe bien : je déteste ma voix. Mais vraiment. En revanche, je ne crois avoir de tic. Et toc. Vous êtes sauvage ? Moi aussi.
On n'est pas prêt de se rencontrer !

Lys
Je ne crois en rien, je subis, je constate. mon premier mari qui était très cartésien ne croyait qu'en moi. J'ai peur de me voir mourir, pas de mourir. moi aussi j'ai perdu trop de temps, envie de dévorer la vie, je me gave et pourtant quand je serais morte il ne restera rien. Vous avec vos écrits, vous resterez présents, vous faites partie de l'histoire. Moi si je ne meurs pas assassinée, personne se souviendra que j'ai existé.
Racontez moi vos soirées.

Joris-Karl
Des soirées sans intérêt, vraiment. Un whisky ou un pastis. Donner à manger à la chatte. Deux trois caresses. Préparer le repas. Vite fait. Une boîte de haricots verts ou concombre, je ne sais pas moi. Infos télés si pas trop tard. Après, selon l'humeur, guitare, ou musique, ou ordinateur, écriture, ou lecture, en général tout cela se mélange au cours de la soirée, je fais un peu de tout, j'aime bien. Pas couché avant 1 heure du mat. J'adore la nuit. Quand je ne travaille pas le lendemain, il m'arrive de passer des heures comme ça à regarder la nuit. La dernière fille que je fréquentais était mariée. Nous n'avons passé, avec force subterfuges, qu'une seule nuit ensemble. Dommage. J'adore me blottir. J'aime bien les corps encastrés, leur moiteur. j'aime bien aussi les réveils accompagnés. Un week end sur deux, ma fille ou les deux. Le grand est autonome. Il vit avec une copine. Voilà. Passionnant, isn'it ?

Joris-Karl
Les meilleures choses ont une fin. Je dois vous quitter d'ici quelques dizaines de minutes. Une longue nuit commence sans vous. Ce soir, je vais écrire, enfin corriger. Et puis, on verra. Cette histoire de fouilles me donne envie de poursuivre mon roman. Je vous demande humblement pardon pour toutes les paroles déplacées que j'ai pu avoir aujourd'hui.
Pour ma voix, il vous faudra l'imaginer car je suis muet de naissance.
C'est pour ça la chatte, nos miaulements. Je vous souhaite une bonne soirée.
Joris-Karl

Lys
comment communiquez vous alors ? avec les gestes ? je crois pouvoir lire un peu sur les lèvres pouvez vous articuler ? il n'y a pas eu de paroles déplacées, juste des élans nous sommes humains, non ?
Bonne soirée

Joris-Karl
Oui, je vous aime un peu. Et je ne suis muet que lorsque je m'emmerde, en soirée par exemple

Lys
quel jeu vous jouez avec moi ?
je n'aime pas ça du tout mais pas du tout !
je me suis dit, et moi, je suis sincère, si je tombe amoureuse de lui, je n'entendrais jamais de mots d'amour..
C'est égoiste mais c'est comme ça.
Ce que vous avez fait là ce n'est pas bien vraiment pas bien je suis déçue.


la suite... plus tard !
























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